Exposition MICKAËL BÉ CARUGE Rêve diurne

MICKAËL BÉ CARUGE | RÊVE DIURNE
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Infos pratiquesRêver, selon une définition admise, c’est « laisser aller sa pensée », son imagination. L’action de rêver s’enrichit de sens, par son origine latine le mot « vagus », qui signifie « qui erre ». Mickaël Bé Caruge
Mickaël Bé Caruge ne se pose pas en porte-parole de la cause féminine. Il porte tout simplement sa propre parole auprès des femmes, témoin de leurs vies, de leurs espoirs, de leurs joies, de leurs douleurs, il nous raconte ce qu’il a vu de leur force et surtout leur dignité.
Dans sa peinture, le personnage féminin refuse de se laisser appréhender en un quelconque objet de désir, car la sexualisation est une réduction qui ne va pas dans le sens du respect profond de la féminité. Refus également de se voir réduit au rôle social sclérosant de génitrice aimante sacrifiée sur l’autel de l’éducation.
La femme est ici droite, exactement verticale ni toute forte ni toute faible, elle se tient juste là, face à nous, porteuse d’avenir, de son propre avenir. Elle se présente en individu libre de toute contrainte liée à son genre.
Le peintre joue avec des accessoires, des vêtements, des bijoux, des choix très spécifiques de coiffures. Il met en place tout un vocabulaire de signes, de symboles et de graphismes qui tissent une dentelle hiéroglyphique qui jette un voile intimiste sur des fragments de sensibilité. Ce sont ces bribes de vies lancées pareilles à une semence en direction de nos esprits pour y faire renaître des lieux, des époques, des engagements.
Une attitude qui acte une présence directe, frontale ouverte à la communication. Cette promenade au côté de ces femmes à laquelle nous invite Mickaël est ponctuée de références géographiques et culturelles qui sont un fil rouge dans le labyrinthe des émotions qui nous sont présentées.
Claude Cauquil (Commissaire de l’exposition)

